États-Unis : prépare-t-on la population à l’imposition de la loi martiale?

Je parlais à un ami des récents événements qui sont survenus aux États-Unis, le plus récent étant les émeutes qui ont éclaté à Baltimore le week-end dernier en protestation contre un autre « décès par les forces de l’ordre ». Tout en parlant à mon ami, j’en suis venu à connecter les points dans la perspective de ce que David Icke appelle la stratégie « problème/réaction/solution » des pouvoirs en place. J’en ai conclu (comme d’autres, apparemment, notamment Alex Jones [*]) que tous ces événements pointent vers l’imposition éventuelle de la loi martiale aux États-Unis, ou servent à tout le moins à accoutumer la population américaine à cette possibilité. Je vous suggère de lire cet autre article, What’s Going On – Is War Coming to America? (en anglais seulement) pour un résumé de certains récents événements.

Dans un autre récent article sur le « décès par les forces de l’ordre » de Walter Scott en Caroline du Sud, j’ai mentionné que cet événement s’alignait parfaitement avec l’ordre du jour visant à créer une « nouvelle normalité », un état de peur où la population américaine doit s’attendre à être arbitrairement arrêtée et même abattue par des représentants des forces de l’ordre. Je crois que les forces de police aux États-Unis (et même au Canada, comme on l’a vu dans une récente manifestation à Québec où une jeune manifestante a reçu un projectile de gaz lacrymogène en plein visage et à bout portant) ont délibérément été incitées à adopter un esprit d’esprit où ils feront spontanément un usage excessif de la force. Cela a conduit à des réactions très prévisibles du public, qui descend dans les rues de plus en plus fréquemment et violemment, comme nous l’avons vu l’été dernier à Ferguson, au Missouri, et maintenant à Baltimore.

Selon moi, tout cela cadre avec la stratégie « problème/réaction/solution » des pouvoirs en place :

  • Première étape, vous créez un problème : brutalité policière et usage excessif de la force, ce qui conduit à des troubles civils par une population mécontente.
  • Deuxième étape : apparition de la réaction souhaitée. Les pouvoirs en place savent très bien que si de tels troubles se poursuivent, le public finira par exiger que l’ordre soit rétabli.
  • Ce qui nous amène à la troisième étape, l’actualisation de la solution qui était souhaitée dès le départ : l’imposition la loi martiale.

Vous croyez que cette réflexion est farfelue? Pourquoi les Marines américains et la Garde nationale sont-ils actuellement formés au contrôle antiémeute — et pourquoi cela est-il largement diffusé? Pourquoi l’armée américaine se prépare-t-elle à mener des exercices (Jade Helm 15) furtifs au sein de la population civile, et cela dans plusieurs États? Et pourquoi ces exercices sont-ils également largement annoncés?

N’oubliez pas que le public a déjà été fortement conditionné à des scènes de chaos, de destruction, de désordre civil et de désintégration sociale par de nombreux films produits ces dernières années. Pendant ce temps, les autorités ont utilisé des événements tels que les attentats du marathon de Boston en 2013, et les tempêtes de neige de l’hiver dernier qui ont semé l’inquiétude à travers le Nord-Est des États-Unis, pour préparer les organismes gouvernementaux et le public à de massives situations d’urgence — tout cela cadre étrangement bien avec l’ordre du jour de la « nouvelle normalité ».

Au cours de la chasse à l’homme orchestrée dans la foulée des attentats du marathon de Boston, les autorités ont demandé aux résidents de Watertown et des régions avoisinantes, y compris Boston, de rester chez eux. Les transports publics et la plupart des entreprises et institutions publiques ont été fermés, « créant un environnement urbain désert d’une envergure et d’une durée historiques » (source : Wikipédia) — et la population a docilement obéi.

L’hiver dernier, prétendument en préparation d’une tempête de neige monstre qui ne vint jamais, dans un autre bizarre scénario à la « c’est la faute de la météo », plusieurs États ont été placés en état d’urgence, et la ville de New York a essentiellement été mise sous les verrous. Le maire de New York, Bill de Blasio, a même ordonné qu’aucun véhicule ne circule dans les rues à compter de 23 h, le 26 janvier, déclarant qu’à l’exception des véhicules d’urgence et gouvernementaux, toute personne conduisant à New York après ce « couvre-feu » serait condamnée à une amende. Le prétendu blizzard de proportions records ne s’est jamais présenté, mais ce fut un autre excellent exercice de préparation en cas de situation d’urgence massive…

Par ailleurs, je viens de tomber sur cette bizarre annonce de service public qui aurait été produite par le groupe de pression AARP, et diffusée sur les stations de télévision et de radio nationales — elle contient un message subliminal à peine audible à propos de la loi martiale déclarée aux États-Unis après une sorte d’épidémie ou d’émeutes dans tout le pays. Si cela ne cadre pas avec le scénario que je viens de décrire, alors je n’ai pas d’autre explication.


[*] Race Riots Will be Used To Bring In Martial Law (On va utiliser les émeutes raciales pour imposer la loi martiale) – Alex Jones YouTube channel.

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