Quand le président du Vénézuéla appelait le président des États-Unis le Diable

La vidéo ci-dessus est un bref extrait (avec sous-titres en anglais) du discours prononcé par l’ex-président vénézuélien Hugo Chavez devant l’assemblée générale des Nations unies le 20 septembre 2006. Je trouve cette vidéo plutôt rafraîchissante alors que les États-Unis se mêlent encore une fois de changement de régime — cette fois-ci au Vénézuela, justement (voir note en bas de page).

Au début de son discours, Chavez avait notamment fait l’éloge d’un ouvrage alors récent de Noam Chomsky, Hegemony or Survival : America’s Quest for Global Dominance (en français Dominer le monde ou sauver la planète). L’auteur y discutait de la stratégie de sécurité nationale adoptée par Washington en 2002, dont le but avoué était de perpétuer la domination des États-Unis en empêchant l’émergence de tout rival. Chavez avait aussi quelques mots à dire au sujet du président des États-Unis à l’époque, George W. Bush.


Traduction par Henri Thibodeau  Henri’s Web Space

Le Diable lui-même

Il y a 10 ans [2006], le président vénézuélien Hugo Chavez a prononcé l’un des discours les plus marquants de tous les temps, à l’assemblée générale des Nations unies. Après avoir recommandé le livre « Dominer le monde ou sauver la planète » de Noam Chomsky, il a comparé le président des États-Unis George W. Bush au diable lui-même! Les Nations unies seraient changées à jamais.

« Le Diable, le Diable lui-même, était ici. Hier, le Diable lui-même est venu ici », dit Chavez en faisant le signe de la croix, « en ce lieu même qui sent encore le souffre.

« Hier, ici même à cette tribune d’où je vais vous parler, mesdames et messieurs, de cette tribune même, monsieur le président des États-Unis, que j’appelle le Diable, est venu ici et a parlé comme si le monde entier lui appartenait.

« Un psychiatre ne serait pas de trop pour analyser le discours prononcé hier par le président des États-Unis. En porte-parole de l’impérialisme, il est venu nous donner ses recettes pour maintenir son stratagème actuel de domination, d’exploitation et d’extorsion des peuples du monde.

« Ce serait parfait pour un film d’Alfred Hitchcock. En fait, cela nous donne même le titre, ‘La recette du Diable’.

« Autrement dit, l’impérialisme nord-américain — et Chomsky le dit avec un profond discernement — fait des efforts désespérés pour consolider son système hégémonique de domination.

« Nous ne pouvons pas permettre que cela se produise. Nous ne pouvons pas permettre que s’installe la dictature mondiale, qu’elle se consolide encore, que se consolide la dictature mondiale. »


Note

Le président actuel du Vénézuela, Nicolás Maduro (photo ci-contre), que les États-Unis essaient ces jours-ci de déloger du pouvoir, était vice-président à la mort du président Hugo Chavez, en mars 2013. Maduro avait déclaré à l’époque que Chavez avait été empoisonné ou infecté par un virus du cancer par le gouvernement américain. Évidemment, un porte-parole du département d’État américain avait déclaré que cette allégation était « absurde ». Maduro a été élu président pour une première fois en avril 2013, et sa réélection en 2018 a été contestée à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Sous sa gouverne, le Vénézuéla a souffert d’une grave crise économique, en plus d’une grave crise politique. — HT avec des infos de Wikipédia.

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